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:::: Espéraza,
cité chapelière
Pour les passionnés
d'Espéraza, voici quelques pages de son histoire du
IX°siècle à l'âge d'or de
l'industrie chapelière au début du XX°
siècle.
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Espéraza
aurait pour origine un petit village du nom d'ASPARAZANUS,
qui dès le IX° siècle se situait dans la
Haute Vallée de l'Aude au bord de la rivière,
près d'un prieuré dépendant de
l'abbaye d'Alet, "Ecclesia Santae Mariae de Asparazanus".
L'emplacement de l'ancien Asparazanus se trouverait, selon les
recherches archéologiques, au lieu dit "Garnaud"
près du chemin vicinal de La Serpent. Le premier document
historique mentionnant Asparazanus est daté de 1015. Les
comtes de Rhedez et l'abbaye d'Alet se disputaient alors la possession
du village, chacun afin de pouvoir tirer profit d'un bourg qui prenait
de l'importance
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| En
1145, Sparazan est érigé en seigneurie. En 1209,
c'est la terrible croisade des barons du Nord qui ravage le Languedoc
afin de mettre un terme à l'hérésie
Cathare. Guillaume Arnaud, Seigneur de Sparazan, se range du
côté du comte Raymond Roger de Toulouse,
défenseur de la foi Cathare. Sparazan subit alors le
même sort que les autres places fortes du Razès :
Coustaussa, Blanchefort, Caderonne. Le feu est mis au village, les
murailles sont abattues, la population est massacrée et
chassée. Sparazan est rayé de la carte. Du
premier "Espéraza", il ne restera qu'un toponyme Garnaud,
témoignage de son dernier seigneur Guillaume Arnaud. |
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Dans la
seconde moitié du XIII° siècle, Sparazan
renaît. Le bourg devient terre du roi et son territoire
s'étend sur la rive droite de l'Aude. Les nouveaux
maîtres du bourg apportent leur langage, leurs moeurs et
leurs industries. C'est à cette époque
qu'apparaît à Espéraza, la fabrique de
la Dentelle, l'industrie de la radellerie (flottage des bois de
construction sur l'Aude), ainsi que la tannerie et la
mégisserie. Ces activités resteront importantes
jusqu'au début du XX° siècle.
L'église de Sperazan est construite au XIII°
siècle au bord de l'Aude. Elle a pour patron, Saint Michel.
En 1575, elle est entiérement détruite lors des
combats qui opposent la population aux protestants qui se sont
retranchés dans le village. Elle est reconstruite dans la
première moitié du XVII°
siècle. Les travaux se termineront en 1664.
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| Mais
c'est avec l'industrie du chapeau qu'Espéraza va
écrire ses plus belles pages de gloire. La manufacture
chapelière s'installe à partir de la fin du
XVIII° siècle. Des habitants de Bugarach, petit
village situé au pied du pic du même nom dans le
massif des Corbières, faits prisonniers par les Autrichiens
et les Prussiens alors qu'ils combattaient dans les rangs de
l'armée de 1792, rapportent de leur captivité en
Silésie, les techniques liées au travail du
feutre. De Bugarach, où elle est née, la
chapellerie s'installera progressivement à
Espéraza. Cette industrie fera la richesse de la ville
jusqu'à son déclin au lendemain du
deuxième conflit mondial. 1928 sera l'année de
l'Age d'Or, grâce à une production de 21 millions
de chapeaux, produit dans 12 fabriques occupant 3500 ouvriers.
Espéraza sera alors le deuxième centre mondial de
production de chapeau de feutre. |

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| Si
les origines d'Espéraza remontent au moyen-âge, il
n'en demeure pas moins que la présence de l'homme est
attestée depuis la plus haute antiquité, ainsi
qu'à l'époque romaine (pont romain sur le Faby
entre le quartier du Cazal et de la Grave), à
l'époque du royaume des Wisigoths (tour de Fa). Des
monuments peu connus mais non moins remarquables existent depuis la
préhistoire. Ce sont les capitelles. Ces constructions en
pierres calcaires plates servaient d'abris pour les troupeaux et leurs
bergers et plus tard de cabanes à outils. Les plus
remarquables peuvent être vus de part et d'autre du chemin du
Poulx dans les collines au nord du village. |
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| Les
capitelles du Poulx. |
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| Espéraza,
vue de la montée vers le Poulx. |
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